F.5. En Macédoine

D’Éphèse en Macédoine

Peu après l’émeute déclenchée par les orfèvres d’Éphèse, Paul quitte la ville. Nous savons par la 2e lettre aux Corinthiens que Paul est passé par Troas.

Si Paul a voyagé en bateau, c’est une navigation de 330 km.

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L’antique port de Troas

Pour la suite, on ne peut que faire des suppositions, car ni Paul ni Luc ne sont très précis. Ils ne parlent que de Macédoine. Luc écrit seulement que Paul « traversa cette contrée, et y exhorta longuement les fidèles » (Ac 20,2).

Imaginons donc que Paul se soit rendu à Philippes, une communauté qui lui est chère, puis qu’il ait voyagé jusqu’à Thessalonique, capitale de la Macédoine.

De Troas, il y a 207 km de traversée, en minimum 2 jours, jusqu’à Néapolis.

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Le port de Néapolis

Puis la Via Egnatia conduit à Philippes, 17 km plus loin.

L’agora de Philippes

L’agora de Philippes

Si Paul a suivi la même route que lors de son précédent voyage, il a pris la Via Egnatia vers Amphipolis, puis jusqu’à Thessalonique, soit 170 km de route.

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l’agora de Thessalonique

N’imaginons pas un voyage de tout repos à travers la Macédoine : « À notre arrivée en Macédoine, notre chair ne connut pas de repos. Partout des tribulations : au-dehors, des luttes ; au-dedans, des craintes. » (2 Co 7,5)

 

La crise de l’Église de Corinthe (2)

C’est donc en arrivant à Thessalonique (ainsi que nous l’imaginons, mais ce peut être à Philippes) que nous apprenons la suite de la crise de l’Église de Corinthe, et que nous pouvons la reconstituer à travers ce que Paul en dit dans la 2e lettre aux Corinthiens, écrite de Macédoine.

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Paul tenant un rouleau – Catacombe de Rome – 4e siècle

  • Après la réception de 1 Co, des prédicateurs judaïsants (partisans d’appliquer la Loi de Moïse) arrivent et mettent de nouveau la communauté en effervescence (2 Co 11,22), en dynamisant le « parti du Christ » (2 Co 10,7) et en contestant fortement l’autorité de Paul.
  • Paul, toujours à Éphèse, apprend ce qui se passe, et fait une visite-éclair, un aller-retour en bateau Éphèse-Corinthe (2 Co 12,14 ; 13,1-2). Il garde un mauvais souvenir de cette visite (2 Co 2,1). Contrairement à ses projets exprimés dans 1 Co (aller à Corinthe après être passé par la Macédoine), Paul promet de revenir à Corinthe, avant d’aller en Macédoine, puis revenir encore à Corinthe pour un plus long séjour (2 Co 1,15-16).
  • Après son départ se passe un grave incident, où un personnage inconnu, « l’offenseur », bat en brèche l’autorité de Paul et se laisse aller à une attitude inadmissible à l’égard d’un envoyé ou représentant de Paul, « l’offensé » (2 Co 7,12).
  • D’Éphèse, Paul envoie alors une « lettre sévère », « écrite dans les larmes » (2 Co 2,3-4.9 ; 7,8-9.12). Il exige la réparation de l’offense.
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    Icône de St Tite

    Paul envoie Tite à Corinthe pour travailler sur place à l’apaisement de la communauté. Tite était-il porteur de la « lettre sévère » ? On ne peut le dire. En tous cas, Paul a de nouveau changé ses plans et décide de partir en Macédoine avant d’aller à Corinthe. Il a donné rendez-vous à Tite sur son trajet, à Troas (2 Co 2,12), où il part après l’émeute des orfèvres.

  • Paul serait bien resté à Troas. Mais, ne trouvant pas Tite, il le devance en Macédoine. « J’arrivai donc à Troas pour l’Évangile du Christ, et bien qu’une porte me fût ouverte dans le Seigneur, mon esprit n’eut point de repos, parce que je ne trouvai pas Tite, mon frère. Je pris donc congé d’eux et partis pour la Macédoine. » (2 Co 2,12-13) Paul avait peut-être fixé à Tite le rendez-vous à Troas jusqu’à telle date, et au-delà de ce délai, Tite devait le retrouver en Macédoine. On peut imaginer Paul, le cœur serré, ne trouvant pas son disciple à Troas, se demandant ce qui pouvait bien se passer à Corinthe, et se résignant à partir pour la Macédoine.
  • En Macédoine, Tite rejoint Paul et lui apporte de bonne nouvelles : « l’offenseur » est sévèrement châtié, et la communauté s’est ressaisie.
  • Paul renvoie Tite à Corinthe, accompagné d’un frère « dont toutes les Églises font l’éloge » (2 Co 8,18), pour mener à bien « la collecte » (voir plus bas), cette œuvre de solidarité avec les chrétiens de Jérusalem, qui tient tant à cœur à Paul.
  • Paul écrit alors sa 2e lettre aux Corinthiens, lettre apaisée de fin de conflit.

 

La 2e lettre aux Corinthiens

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Papyrus du 3e siècle contenant un extrait de la 2e lettre aux Corinthiens

Cette 2e lettre de St Paul aux Corinthiens est l’une des plus complexes. Le texte que nous possédons aujourd’hui est certainement une compilation de plusieurs lettres, car d’un chapitre à l’autre le style et le contenu changent brusquement.

  • 2 Co 1-8 pourrait être cette lettre écrite de Macédoine, car le style y est apaisé.
  • 2 Co 9 pourrait être un billet écrit après la « 2e lettre aux Corinthiens », exclusivement sur la question de la « collecte ».
  • Par contre, 2 Co 10-13 ne semble pas à sa place après ce qui précède. Le style est violent, et on a l’impression d’être au cœur de la tempête. Beaucoup y voient un extrait, au moins, de cette « lettre sévère » « écrite dans les larmes ». D’autres y voient une autre lettre perdue, postérieure à 2 Co, ce qui obligerait à supposer que des événements graves se seraient encore produits après l’envoi de 2 Co, qui auraient de nouveau obligé Paul à écrire sévèrement.

 

La « lettre dans les larmes » (2 Co 10-13)

Nous adoptons l’opinion selon laquelle les 4 derniers chapitres de la 2e lettre aux Corinthiens sont une partie de cette lettre perdue appelée « lettre sévère » ou « lettre dans les larmes » écrite entre 1 Co et 2 Co.

Ce morceau de lettre est d’une importance capitale pour la connaissance de St Paul.

Dans un premier temps, Paul se défend de l’accusation de faiblesse, due au fait qu’il imite le Christ, doux et humble. Mais dans le combat pour la vérité, la puissance spirituelle reçue du Seigneur est plus forte que tout. « “Les lettres, dit-on, sont énergiques et sévères ; mais, quand il est là, c’est un corps chétif, et sa parole est nulle.” Qu’il se le dise bien, celui-là : tel nous sommes en paroles dans nos lettres quand nous sommes absent, tel aussi, une fois présent, nous serons dans nos actes. » (2 Co 10,10-11)

Dans un deuxième temps Paul doit se défendre de l’accusation d’ambition. « Celui donc qui se glorifie, qu’il se glorifie dans le Seigneur. Ce n’est pas celui qui se recommande lui-même qui est un homme éprouvé ; c’est celui que le Seigneur recommande. » (2 Co 10,17)

 Ensuite, Paul se voit contraint de faire son propre éloge. Il faut lire d’une traite les chapitres 11 et 12, qui sont sortis d’un coup du cœur de Paul, et qu’on ne peut résumer en quelques phrases.

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La flagellation de St Paul et de Silas – Louis Testelin – ND de Paris

Les adversaires de Paul se donnent le titre d’Apôtre (Paul ironise en les appelant « super-apôtre ») ? Paul l’est bien plus qu’eux. Non par la gloriole, mais par sa vie de labeur, de service, de pauvreté, et surtout par toutes les souffrances qu’il a accepté pour le nom du Christ. « Ils sont Hébreux ? Moi aussi. Ils sont Israélites ? Moi aussi. Ils sont postérité d’Abraham ? Moi aussi. Ils sont ministres du Christ ? (Je vais dire une folie !) Moi, plus qu’eux. Bien plus par les travaux, bien plus par les emprisonnements, infiniment plus par les coups. Souvent j’ai été à la mort. Cinq fois j’ai reçu des Juifs les 39 coups de fouet ; trois fois j’ai été battu de verges ; une fois lapidé ; trois fois j’ai fait naufrage. Il m’est arrivé de passer un jour et une nuit dans l’abîme ! Voyages sans nombre, dangers des rivières, dangers des brigands, dangers de mes compatriotes, dangers des païens, dangers de la ville, dangers du désert, dangers de la mer, dangers des faux frères ! Labeur et fatigue, veilles fréquentes, faim et soif, jeûnes répétés, froid et nudité ! Et sans parler du reste, mon obsession quotidienne, le souci de toutes les Églises ! » (2 Co 11,22-28)

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Le naufrage – William Miller

Il est important de noter que si nous connaissons par ailleurs certaines de ces épreuves de Paul (la lapidation de Lystres, la bastonnade de Philippes), nous en ignorons bien d’autres : les flagellations de la part des Juifs, et surtout ces 3 fameux naufrages dont on n’a aucune trace en dehors de ce témoignage de Paul. En tout cas, la litanie de Paul dresse un tableau impressionnant de ce qu’a pu être sa vie.

Le ravissement de St Paul – Nicolas Poussin

Mais son « coup de gueule » ne s’arrête pas là. Voilà maintenant des confidences inespérées sur sa vie mystique. « Il faut se glorifier ? (cela ne vaut rien pourtant) eh bien ! J’en viendrai aux visions et révélations du Seigneur. Je connais un homme dans le Christ qui, voici quatorze ans – était-ce en son corps ? Je ne sais ; était-ce hors de son corps ? Je ne sais ; Dieu le sait – cet homme-là fut ravi jusqu’au troisième ciel. Et cet homme-là – était-ce en son corps ? Était-ce sans son corps ? Je ne sais, Dieu le sait –, je sais qu’il fut ravi jusqu’au paradis et qu’il entendit des paroles ineffables, qu’il n’est pas permis à un homme de redire. » (2 Co 12,1-4)

Les Actes parlent de visions, d’apparitions, de songes. Paul fait sans doute allusion ici à une autre expérience, beaucoup plus personnelle et profonde. Cela reste mystérieux pour nous. Où était Paul en 43, « 14 ans » avant cette lettre écrite sans doute en 57 ? Impossible de le dire.

Une chose est sûre cependant, cette vie mystique de Paul est source de son extraordinaire intelligence du mystère de Dieu et de l’Église.

Pour terminer, il invite à se ressaisir, à se convertir. Il annonce aussi qu’il va venir à Corinthe « pour la 3e fois » (2 Co 13,1). Il voudrait ne pas avoir à user de sévérité.

 

La « seconde lettre aux Corinthiens » (2 Co 1-8)

Ces 8 chapitres de 2 Co semblent constituer une grande partie (la totalité ?) de cette lettre adressée de Macédoine pour clôturer la crise de l’Église de Corinthe. Paul et Timothée s’adressent aux Corinthiens, et à ceux « qui sont dans l’Achaïe entière » (2 Co 1,1). Faut-il y voir un signe que Paul ou ses disciples ont fondé des communautés en rayonnant à partir de Corinthe ? C’est possible, car nous avions la même impression en Pisidie et à Éphèse. Nous savons en tout cas qu’il existait une communauté chrétienne à Cenchrées.

Les chapitres 1 à 7 forment une unité repérable grâce à la présence du thème de la « consolation » qui ouvre majestueusement la lettre au chapitre 1, et se trouve repris au chapitre 7.

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Paul envoie ses disciples Tite et Timothée

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit. » (2 Co 1,3-4)

« J’ai grande confiance en vous, je suis très fier de vous. Je suis comblé de consolation ; je surabonde de joie dans toute notre tribulation. […] Dieu, nous a consolés par l’arrivée de Tite, et non seulement par son arrivée, mais encore par la consolation que vous-mêmes lui aviez donnée.» (2 Co 7,4.6-7)

Après l’introduction, Paul explique ses changements de projets de voyage. Non, il n’est pas inconstant. Il accepte de bouleverser ses plans en fonction de l’évolution de la crise corinthienne. Comme toujours, Paul élève le regard de ses destinataires vers le Christ, source de sa contemplation et de son action. « Le Fils de Dieu, le Christ Jésus, que nous avons prêché parmi vous, Silvain, Timothée et moi, n’a pas été oui et non ; il n’y a eu que oui en lui. Toutes les promesses de Dieu ont en effet leur oui en lui ; aussi bien est-ce par lui que nous disons l’”Amen” à Dieu pour sa gloire. » (2 Co 1,19-20)

Paul invite à pardonner à celui qui a été cause d’une si douloureuse crise.

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Ce trésor, nous le portons dans des vases d’argile (2 Co 4,7)

Paul présente ensuite un long développement sur le ministère d’Apôtre, ses grandeurs à travers les faiblesses humaines. « Le Dieu qui a dit : “Que des ténèbres resplendisse la lumière”, est Celui qui a resplendi dans nos cœurs, pour faire briller la connaissance de la gloire de Dieu, qui est sur la face du Christ. Mais ce trésor, nous le portons en des vases d’argile, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous. » (2 Co 4,6-7)

Disciple du Christ mort et ressuscité, l’Apôtre est traversé sans cesse par ce paradoxe. « Nous sommes pressés de toute part, mais non pas écrasés ; ne sachant qu’espérer, mais non désespérés ; persécutés, mais non abandonnés ; terrassés, mais non annihilés. Nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps. Quoique vivants en effet, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi donc, la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous. » (2 Co 4,8-12)

Par l’offrande de leur vie, les Apôtres sont les serviteurs de la réconciliation des hommes avec Dieu accomplie par le Christ, ouvrant sur la nouvelle création.

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Tête du Christ – Rouault

Le chapitre 8, après le rappel des bonnes nouvelles apportées par Tite (au chapitre 7) traite exclusivement de la collecte. Cette initiative de partage avec les Chrétiens de Jérusalem est venue de Corinthe. La crise traversée par cette Église a sans doute affecté son organisation. Paul en rappelle donc les fondements en tournant son regard vers le Christ. Il montre l’exemple, « lui qui de riche qu’il était, s’est fait pauvre pour nous enrichir par sa pauvreté » (2 Co 8,9). Il s’agit alors de partager ce que l’on a avec ceux qui n’ont pas. Paul en profite pour signaler que les Églises de Macédoine ont décidé de se joindre à cette œuvre et qu’elles déploient une générosité magnifique.

Paul finit en recommandant ses délégués : Tite, et « le frère dont toutes les Églises font l’éloge au sujet de l’Évangile » (2 Co 8,18) (qui est-il ?), et d’autres frères encore.

 

Le « billet sur la collecte » (2 Co 9)

Nous mettons à part ce chapitre, car il traite intégralement de la collecte comme s’il s’agissait d’un sujet nouveau. C’est un probablement un billet envoyé par Paul après sa lettre, pour motiver les Corinthiens.

Les Macédoniens, admiratifs devant l’œuvre initiée par Corinthe, ont déployé des trésors de générosité. Alors que Paul est sur le point d’arriver à Corinthe avec des délégués de ces Églises, il ne faudrait pas que ses compagnons soient déçus en voyant que le zèle des Corinthiens n’était pas si grand que cela. Paul exhorte en rappelant que Dieu, le premier, est d’une générosité sans limite.

Ci-dessous, voici un extrait d’une homélie du Pape François, à partir du verset 2 Co 4,7 : “Mais ce trésor, nous le portons comme dans des vases d’argile”.

Histoire de la collecte
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Denier à l’effigie de l’empereur Néron – La collecte (56-57) eut lieu sous son règne (54-68)

  • Rappelons-nous que la solidarité des Églises fondées par Paul avec celle de Jérusalem faisait partie des recommandations des Apôtres. Paul a veillé à l’honorer. Ainsi, si l’idée d’une collecte d’argent en faveur des frères de Jérusalem vient bien de Corinthe, un an avant que Paul ne quitte Éphèse, il faut peut-être entendre entre les lignes que les Corinthiens ont été attentifs à ce souci que Paul, d’abord, portait dans son cœur.
  • À Éphèse, dans sa 1e lettre aux Corinthiens, Paul donne quelques instructions : mettre de côté chaque dimanche ce que chacun aura pu économiser, et choisir des délégués pour porter l’argent à Jérusalem. Dans la même lettre (1 Co 16,1), Paul fait allusion à des instructions qu’il a données aux Églises de la Galatie. S’agit-il de la même collecte que celle des Corinthiens, ou d’une autre ? Paul aurait-il écrit une 2e lettre aux Galates, ou bien le projet est-il né lors de son passage en Galatie, avant d’arriver à Éphèse ?
  • En arrivant en Macédoine, Paul reçoit la demande des Macédoniens de participer à la collecte. Ils y entrent de façon très généreuse (2 Co 8-9).
  • Après le règlement du conflit de Corinthe, Paul envoie la lettre 2 Co, dans laquelle il invite les Corinthiens à mener à bien la collecte. Tite, qui arrivait de Corinthe, lui avait sans doute appris que ça piétinait. Étant donnée la crise que venait de traverser cette Église, ce n’était pas étonnant.
  • Après l’envoi de 2 Co, Paul fait encore parvenir à Corinthe un billet d’exhortation pour relancer la motivation.
  • Paul arrive à Corinthe. Là, ou bien un peu plus tard du côté de Philippes, Paul écrit aux Romains que la Macédoine et l’Achaïe ont décidé de faire une collecte pour les saints de Jérusalem, et que lui, Paul, doit donc repartir pour Jérusalem avant de se rendre à Rome (Rm 15,26).
  • Il est probable que le groupe de personnes qui accompagne Paul à son retour vers Jérusalem (Ac 20,4) est constitué de chrétiens de Corinthe et de Macédoine, chargés de porter cette « somme importante » (2 Co 8,20). Ils arrivent à Jérusalem peu avant la fête de Pentecôte. Bizarrement, les Écritures ne nous en disent plus rien.

 

Quelques perles extraites de la 2e lettre aux Corinthiens
  • De même que les souffrances du Christ abondent pour nous, ainsi, par le Christ, abonde aussi notre consolation. (2 Co 1,5)
  • Le Seigneur, c’est l’Esprit, et où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. Et nous tous qui, le visage découvert, réfléchissons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, allant de gloire en gloire, comme de par le Seigneur, qui est Esprit. (2 Co 3,17-18)
  • Ce trésor, nous le portons en des vases d’argile, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous. (2 Co 4,7)
  • L’amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts. Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. (2 Co 5,14-15)
  • Si quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle : l’être ancien a disparu, un être nouveau est là. Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation. Car c’était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc en ambassade pour le Christ ; c’est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’avait pas connu le péché, Il l’a fait péché pour nous, afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu. (2 Co 5,17-21)
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Basilique St Clément – Rome

  • La tristesse selon Dieu produit un repentir salutaire qu’on ne regrette pas ; la tristesse du monde, elle, produit la mort. (2 Co 7,10)
  • Vous connaissez la libéralité de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin de vous enrichir par sa pauvreté. (2 Co 8,9)
  • Que chacun donne selon ce qu’il a décidé dans son cœur, non d’une manière chagrine ou contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. (2 Co 9,7)
  • J’éprouve à votre égard en effet une jalousie divine ; car je vous ai fiancés à un époux unique, comme une vierge pure à présenter au Christ. (2 Co 11,2)
  • [Le Seigneur] m’a déclaré : « Ma grâce te suffit : car la puissance se déploie dans la faiblesse. » C’est donc de grand cœur que je me glorifierai surtout de mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ. C’est pourquoi je me complais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les détresses, dans les persécutions et les angoisses endurées pour le Christ ; car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. (2 Co 12,9-10)
  • Nous n’avons aucun pouvoir contre la vérité ; nous n’en avons que pour la vérité. (2 Co 13,8)
  • La grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous ! (2 Co 13,13)
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Quand je suis faible, alors je suis fort (2 Co 12,10) – St Jean-Paul II en 2004, un an avant sa mort